Euro : La France dans le dernier carré

Le 14/10/2015

Objectif atteint pour l’équipe de France ! Opposée à la Serbie ce mercredi en quarts de finale de l’Euro, la formation de Laurent Tillie s’est imposée en quatre manches (25-22, 25-23, 14-25, 25-20) au prix d’un match très solide. Voilà les Bleus en demi-finales, samedi face à la Bulgarie, une première depuis 2009.

Et de quatre ! Après la Croatie, l’Estonie et l’Italie, c’est la Serbie qui a plié ce mercredi à Busto Arsizio face à l’équipe de France, une troisième défaite de rang en match officiel contre les Bleus après celles concédées au Mondial 2014 en Pologne et en finale de la Ligue Mondiale en juillet dernier au Brésil.

Comme à Rio, les hommes de Laurent Tillie, qui n’avaient plus joué depuis leur exploit de dimanche dernier face à l’Italie (3-2), auront été supérieurs à leurs rivaux, vainqueurs la veille de l'Estonie en barrage (3-2), démarrant pied au plancher, avant de connaître un net fléchissement dans la troisième manche, puis de parvenir à se remobiliser dans la quatrième, marque de fabrique de cette équipe de France qui, même dans les vents contraires, parvient toujours à garder le cap.

La France est en demi-finale, à désormais une victoire de l’objectif affiché de podium, elle affrontera samedi à Sofia la Bulgarie chez elle (les Bulgares ont battu l'Allemagne 3-0), remake de la dernière finale du Final Four de Division 2 de Ligue Mondiale. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle a grandement mérité sa place dans le dernier carré au regard de sa prestation du jour, très aboutie. On mettra de côté un troisième set totalement manqué (aucun block, seulement 9 points en attaque, 8 fautes), dû à la fois à un fléchissement mental et au redressement d'une équipe serbe emmenée par sa jeune star Aleksandar Atanasijevic (16 points), pour retenir les trois autres.

Antonin Rouzier, le finisseur

Les deux premiers se sont ressemblés avec un gros niveau de jeu de part et d’autre, une accélération française juste avant le deuxième temps mort technique (16-13 et 16-14) et la faculté tricolore dans le money-time à résister au retour adverse, pour plier à chaque fois l’affaire grâce au « justicier » Antonin Rouzier, meilleur marqueur du match (20 points devant Earvin Ngapeth, 16).

Dans le dernier set, les Bleus ont su d’entrée laisser derrière eux leurs difficultés du précédent, un regain symbolisé par ce block du capitaine Benjamin Toniutti sur le premier point, avant de creuser un écart après un nouveau block de Nicolas Le Goff (5-2), écart qui passera à + 5 (10-5), puis +7 (24-17) après deux aces de rang de la « machine », Kevin Le Roux, auteur de 11 points.

Après une défense héroïque d'un incroyable Ngapeth sur la première balle de match, malheureusement pas récompensée, il faudra attendre la quatrième et un ultime block-out de Rouzier pour clore l’affaire. Les Bleus s’offrent alors une… mêlée, Coupe du monde de rugby oblige, pour fêter cette quatrième victoire de rang dans la compétition et la première demi-finale européenne de cette génération. Jusqu'où ce paquet de copains va-t-il aller ?

Les réactions : 

Laurent Tillie :
"C’est énorme, on savait qu’il fallait battre deux grosses équipes pour aller en demi-finale, on l’a fait. Nous avons très bien commencé ce match,  nous avons ensuite eu un coup de moins bien au troisième, mais nous avons eu les ressources pour revenir dans le match, avec notamment Antonin qui a fait un très gros match. Sur ce quart, nous avons haussé notre niveau de jeu moyen, car nous n’avons pas fait un match parfait et malgré cela, nous arrivons à battre la Serbie."