Euro : La France en quarts

Le 11/10/2015

Tille : « Un réel exploit »

Au lendemain de la victoire tricolore face à l’Italie (3-2), synonyme d’accession directe aux quarts de finale de l’Euro, Laurent Tillie se montre très satisfait de la prestation de ses joueurs, même s’il rappelle que l’objectif est encore loin d’être atteint.

Quelle analyse faites-vous de ce match à rebondissements ?
C’était un match d’énergie. Nous avions besoin de beaucoup d’énergie pour passer, de beaucoup de défense, d’avoir une bonne stabilité en réception et de retrouver un peu de lucidité à l’attaque, ce que nous sommes parvenus à faire avec de la patience. En plus de cela, nous faisons un énorme match au service avec une bonne alternance de services smashés par Earvin (Ngapeth), Kevin Le Roux et Antonin (Rouzier) et de services flottants avec Benjamin (Toniutti), Kevin Tillie et Nicolas Le Goff.

Après une grosse entame de premier set, l’équipe a fléchi, comment l’expliquez-vous ?
Quand tu joues des grosses équipes comme l’Italie, tu sais qu’à un moment, elles ne se laissent pas faire ! C’était un gros combat, le niveau des Italiens a fait qu’ils nous ont étouffés pendant quasiment deux sets et demi, mais ce qui fait la force de cette victoire, c’est que nous sommes arrivés à ne pas lâcher et à rester dans le match. Après deux sets, j’ai dit aux joueurs qu’il fallait essayer d’être plus intelligents en attaque, de se donner plus de temps, on avait tendance à trop vouloir rivaliser en force, alors qu’il fallait trouver des solutions plus lucides en modifiant un peu les appels pour élargir leur bloc.

Petit à petit, on a eu l’impression que l’équipe de France prenait l’ascendant psychologique sur l’Italie, était-ce sensible sur le terrain ?
Non, je dirais plutôt qu’on continuait à bien jouer, à rester dans le match. A l’arrivée, c’est quand même très serré, on ne gagne que de deux points au tie-break, on n'a aucune marge, tout pouvait aller très vite dans un sens ou dans l’autre.

"On n'a encore rien fait"

Quel sentiment avez-vous ressenti après le match ?
Le sentiment d’avoir réussi un réel exploit. Nous savions que pour terminer premiers de cette poule, il fallait en passer par là. Tout comme nous savons que pour aller en demi-finale, il faudra réaliser un autre exploit mercredi.

Sans doute contre la Serbie, qui joue contre l'Estonie en barrage, comment voyez-vous cette équipe ?
Ce sera un match compliqué, du 50-50, parce que je trouve que les Serbes ont bien progressé depuis cet été. Ils ont un passeur plus propre, des attaquants de classe internationale, comme Ivovic, les deux Kovacevic, Petric, un très gros pointu, Atanasijevic, c’est vraiment une équipe que nous respectons beaucoup, à la fois pour ses individualités et son collectif.

Le fait de ne pas jouer le barrage pour les quarts mardi est-il un avantage ?
Oui, mais nous avons tout fait pour ! Nous avons gagné le droit de souffler un peu et de regarder les autres, mais bon, on n’a encore rien fait !